« Bonjour Monsieur le Maire » : et le numérique à Nice ?

Je vous invite à réécouter ici cette interview réalisée par Europe1 lors de sa séquence « Bonjour Monsieur le Maire ! »

Christian ESTROSI, Maire de Nice et président de Nice Cote d’Azur évoque les projets numériques de Nice, du NFC au projet EcoVallée.
Il revient sur le nouveau service aux citoyens SPOT Mairie, “une premiere mondiale réalisée avec le géant mondial Cisco… » et comment une telle solution s’inscrit dans la politique d’aménagement territorial.

Il est toujours agréable d’entendre un maire s’emparer du numérique pour améliorer le service aux citoyens et développer l’efficience et l’attractivité territoriale !

"Bonjour Monsieur le Maire ! "émission d'Europe1 diffusée le 20 mars 2013

« Bonjour Monsieur le Maire ! « 
émission d’Europe1 diffusée le 20 mars 2013

Pour réécouter cette émission : site d’Europe1

Pour en savoir plus :
Découvrez ici les épisodes précédents de la saison 1 des services de proximité
Episode 1 : Guldborgsund le défi du service de proximite et des finances publiques
Episode 2 : Cisco Remote Expert, une Smart Solution et services publics à proximité
Episode 3 : Cisco Remote Expert et les services de proximite : un schéma ludique
Episode 4 : Les services publics comme tête de gondole ?
Episode 5 : Ca s’est passé hier : SPOT Mairie en première mondiale à Nice
Episode 6 : Reportage SPOT Mairie sur France 3
et aussi : Remote expert for Government Services sur le site Cisco corp

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Grand Paris : Initiative préfectorale pour 100 télécentres en Ile-de-France

Engager un Acte 2 du Grand Paris, après une première étape de réseau ferroviaire, c’était le thème de ce colloque « Grand Paris numérique – Rédaction des volets numériques des CDT » qui s’est tenu le 28 juin 2012 à l’invitation de la Préfecture d’Ile-de-France et de la CDC. L’objectif était ainsi de lancer une démarche de définition de projet pour chaque territoire bénéficiant d’un CDT.  L’ombre de Fleur Pellerin,  Ministre Déléguée en charge du Numérique,  planait sur cette réunion, ses propos étant rappelés à diverses occasions.

Laurent Fiscus, Préfet en charge du Secrétariat Général aux Affaires Régionales à la Préfecture d’Ile-de-France, rappelait que le SCORAN (Schéma de Cohérence Régionale pour l’Aménagement Numérique) avait été approuvé à l’unanimité par les territoires.
Après un premier volet d’infrastructure de transport « Grand Paris Express » presque sur les rails, il invitait les participants à s’engager dans un « acte 2 du Grand Paris », celui qui consisterait  à développer l’urbanisme et le logement et à créer de l’économie et de l’emploi. Le SGAR porte ainsi une attention particulière à 12 CDT (Contrats de Développement Territorial).

Evolutions pour la ville du futur
(source : CDC pour Grand Paris Numérique,
Atelier du 28 juin 2012)

Patrick François, Directeur Régional Ile-de-France à la Caisse des Dépôts, rappelait l’attente forte de Fleur Pellerin pour qui le Grand Paris ne se limite pas à un anneau de transport : le Grand Paris doit être conçu comme une « Métropole attractive, innovante et solidaire ».
L’accompagnement de la Caisse aux CDT ne se limitera pas aux aspects financiers. En parfaite harmonie avec la Préfecture, elle mettra aussi ses moyens d’études et son expertise à disposition des territoires : « A la CDC, nous nous sentons comme tiers de confiance entre l’état et les collectivités »

Prévoir un cadre pour l’innovation
(Source : CDC pour Grand Paris Numérique,
Atelier du 28 juin 2012)

Anne Catzaras, représentant CDC Numérique, présentait le benchmarking de grandes villes internationales et leurs projets de Smart Cities. Amsterdam, Rio, Stockholm et quelques autres, permettaient d’aborder différents volets des Smart Cities : smartgrid, smartmetering, empreinte carbone, innovation sociale, nouvelles manières de travailler…

Après une analyse des différents projets internationaux, elle arrivait à une première conclusion : « Sans infrastructure, rien ne se fera. Les innovations d’aujourd’hui seront les usages de demain. Le Grand Paris doit prévoir et proposer un cadre évolutif.»

Daniel Canepa, Préfet de région pouvait conclure la matinée sur deux annonces :

  • Une initiative régionale pour le déploiement du très haut débit
  • Le soutien apporté pour la création d’un réseau de 100 télécentres en Ile-de-France.

Il s’agit en effet de raisonner sur un maillage étendu de télécentres afin d’engager une transformation au niveau des entreprises et des employeurs. Avec 100 télécentres, 80% de la population d’Ile-de-France se trouverait à proximité d’un télécentre.
Pour ce projet, le Préfet indiquait son intention de s’appuyer sur les services de la Caisse, bénéficiant d’une expertise et de capacités reconnues sur ce sujet des télécentres (cf l’étude publiée par la Caisse CDC).

Il était temps pour Greenwhich Consulting de lancer des ateliers de réflexion pour permettre aux CDT de s’approprier les différents axes révélés par l’étude et d’entamer une démarche de définition propre à leur territoire, intégré dans un projet plus global Grand Paris.
L’ombre de Fleur Pellerin flottait à nouveau sur l’assemblée  : Le Grand Paris ne doit pas être « ni Silicon-Paris, ni Dubaï-sur-Seine. »

Pour en savoir plus :

L’étude de la CDC sur la viabilité de télécentres en France
Les présentations du colloque (source : http://www.caissedesdepots.fr)

Dès juin, l’été sera show… (à vos tablettes !)

Après un mois de mai marqué par les élections et les ponts, les mois de juin et juillet reprennent de la vigueur en matière d’animations.
Après Innovative City à Nice les 6 et 7 juin, rapide panorama de quelques évènements où intervenants Cisco seront présents :

18 juin, de  14h à 17 h, Paris Porte Maillot: Rencontres AN2V (Association Nationale de la Vidéo protection).
« Comment (bien) maîtriser un projet complexe, nécessitant une intégration large, pluri-compétences et pluri-acteurs ? Retours d’expérience ».
Parmi les intervenants : Wissam Loudhaief, expert Cisco en Sécurité physique et vidéo-protection. Contacter l’AN2V à l’email suivant: infos@an2v.org ou vous rendre sur le site AN2V.

19 juin, de 14H30 à 17h, Paris : Premier volet du programme Smart & Digital Cities par IDATE.
Le groupe de travail Smart Cities engagé par l’IDATE propose des étapes intermédiaires entre les grandes étapes que constituent le Digiworld Summit. Le Grand Lyon, Rennes Métropole, Nice Cote d’Azur , la Ville de Montpellier, la DGCIS, la CDC, PWC, Orange, IBM, TDF, Swiscom, Cisco tenteront de définir les contours de la ville numérique et ses briques de base.
Olivier Seznec, Directeur de la Stratégie Technologique chez Cisco France, interviendra sur le thème de « La plateforme métropolitaine de services, indissociable des infrastructures et services de communication ». Inscriptions auprès de a.veyret@idate.org

20 au 22 juin, CNIT La Défense, Smart Grid 2012
La rencontre des acteurs du SmartGrid, où intreviendra Jean-Philippe Vasseur, personnalité distinguée de Cisco, expert en Internet des Objets et SmartGrid. Sur inscription.

21 juin, Paris de 9h30 à 17h : Colloque Mission Ecoter  sur l’e-education : « Visions des politiques numériques dans l’éducation : Comment piloter le changement ? »
Jean-François Balcon
, Chef de Marché Collectivités Locales & Education chez Cisco France interviendra à une table ronde. Modalités sur : www.ecoter.org/agenda_210612

26 juin, Paris de 9h30 à 17h : Colloque Mission Ecoter sur l’aménagement territorial
« Comment préserver et augmenter le potentiel économique de vos territoires grâce aux usages et services numériques ? Méthodes de mesure et d’optimisation des actions d’aménagement numérique des territoires »
Olivier Seznec, Directeur de la Stratégie Technologique chez Cisco France, interviendra sur la gouvernance. Modalités sur : www.ecoter.org/agenda_260612

3 juillet, 9h30 à 17h chez SCET, Paris 13 : Rencontre thématique SCET sur « Espaces de travail à distance et de coworking ».
SCET accompagne les collectivités et les opérateurs de services dans les domaines des SEM d’aménagement et de parking. Elle propose à ses adhérents d’ouvrir des perspectives et d’inclure le dispositif de télécentres en complémentarité avec leurs activités traditionnelles. CDC, Seine-et-Marne Développement, CUS Strasbourg, La Fonderie, Orange, Regus, Cisco… partageront leurs analyses. Jean-François Balcon, Chef de Marché Collectivités Locales & Education chez Cisco France, partagera les retours d’expérience  d’Amsterdam et d’autres territoires telle la Wallonie. Inscriptions auprès de frederic.garant@scet.fr

3 au 6 juillet, Paris CNESE, Rencontres des Acteurs Publics, organisées par la Revue Acteurs Publics.
Marylise LEBRANCHU, Ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, fera le point sur la RGPPP. De nombreuses interventions autour du cloud, de l’Opendata, du très haut débit, de la relation Citoyen… Sur inscription préalable.

10 au 13 juillet, Brest, 5e Forum des Usages Coopératifs dans le cadre des Etés TIC de Bretagne.
3 coups de tonnerre à Brest avant d’accueillir Brest 2012 et les vieux gréments. Un programme axé sur les territoires en réseau .
Le 10 Juillet, un barcamp autour du co-working sera proposé, avec la participation du Cluster Green & Connected Cities et de ZeVillage.net. Jean-François Balcon, Chef de Marché Collectivités Locales & Education chez Cisco France, participera à ce barcamp. Inscription préalable.

Les 6 et 7 juin 2012 à Nice : « Innovative City » pour une vision intégrée des Smart Cities

Les 6 et 7 juin 2012, Nice accueillera Innovative City Convention, un évènement international autour des Smart Cities.

Innovative City propose une approche intégrée de la Smart City, pour faciliter le déploiement et la gestion de services dans des domaines très variés, de la sécurité publique à tout ce qui a trait à la santé, l’éducation et la qualité de vie,  en passant par la gestion des flux (mobilité, eau, énergie, communications…) et le développement durable.

Vue intégrée de la Smart City
(Source : Innovative City)

Christian Estrosi, Député-Maire de Nice et Président de la Métropole Nice Côte d’Azur et Michel Destot, Député Maire de Grenoble et Président de l’AMGVF (Association des Maires des Grandes Villes de France), ouvriront la convention.

Innovative City s’articule autour de conférences thématiques et de divers temps forts, telle une session « CleanTuesday sur le sujet des SmartGrids pour Smart Cities ». Vous aurez aussi l’occasion de découvrir des applications sur l’espace d’exposition.

Cisco est Partenaire Premium de cet évènement.
Différents intervenants du programme « Smart & Connected Communities » participeront aux conférences et vous accueilleront sur le stand Cisco.

Pour en savoir plus :

Télécharger le programme des conférences
Pour vous inscrire

Introduction à l’approche Smart and Connected Communities (Vidéo)

«La ville connectée n’est pas la cible, c’est le minimum pour pouvoir produire les services efficacement. »
Wim Elfrink, Vice-Président Cisco, Division Solutions émergentes à l’occasion du New Cities Summit (CNIT, 14 mai 2012)

Quels sont les challenges qui poussent les territoires à s’organiser en « Smart & Connected Communities » ?
Quels leviers actionner pour favoriser l’émergence d’une plateforme métropolitaine de services, supportant les services actuels et favorisant le déploiement des futurs projets ?
Comment tirer avantage des différents projets pour engager une démarche désilotée profitable à l’ensemble des acteurs du territoire ?

Cette vidéo constitue une introduction à l’approche Cisco en matière de Smart & Connected Communities.

Merci à l’IEEE et Paristech pour leur invitation et la prise vidéo initiale, le 20 décembre 2011 !
(propriété des images source : http://www.ieee.tv)

New Cities Foundation – les acteurs des Smart Cities mondiales se réunissent à Paris

New Cities Summit
du 14 au 16 mai 2012 à Paris

Le New Cities Summit se tient en ce moment au CNIT à La Défense, rassemblant des acteurs mondiaux autour du développement harmonieux des villes face au challenge de l’urbanisation.
Malgré l’évènement que constituait la prise de fonction présidentielle, de nombreux leaders de collectivités mondiales et de responsables d’entreprises ont participé à cet évènement international.

Dès l’inauguration John Rossant, Directeur Général de la New Cities Foundation posait le débat : « La ville 2.0 ne se fera pas seul ». Elle correspondra assurément à une symbiose, où les intérêts des territoires et des entreprises convergent.

Accueil du New Cities Summit par Patrick Devedjan
(source : http://www.hauts-de-seine.net)

Patrick Devedjan, Président du Conseil Général des Hauts de Seine et hôte de la conférence, rappelait l’innovation urbaine dont fit preuve en leurs temps La Défense et le CNIT. Il projetait La Défense sur une nouvelle étape (peut être 3 .0 ?) en rappelant l’ambition du territoire des Hauts-de-Seine à développer conjointement les transports, l’art, la culture, le développement durable et l’économie. Cela devrait prendre la forme d’un triptyque « Travail/Famille/Loisirs »; la transformation vers le smart working et les nouvelles manières de vivre la ville étaient ainsi évoquées (de notre point de vue). A travers « Forme Publique » le Conseil Général des Hauts-de-Seine propose sur son territoire un nouvel espace d’expérimentation de mobiliers urbains et facilite l’expérimentation en environnement réel pour les jeunes pousses.

Le Professeur Geoffrey West du Santa Fe Institute se posait la question  “Are we sustainable ? » (Sommes-nous durables ?), militant pour une Science des Villes. Rappelant que les créatures vivantes étaient toutes composées de réseaux (réseaux sanguin, nerveux, lymphatique…) il se lançait dans une ambitieuse comparaison entre la masse des êtres vivants et leur consommation énergétique. Le modèle naturel serait sans appel : plus la masse est importante, plus le ratio consommation énergétique / masse est allégé, grâce à l’efficacité des réseaux internes. L’extrapolation du modèle sur les villes confirmerait l’hypothèse selon laquelle la ville de demain pourra améliorer ses ratios par l’efficience des réseaux qui la composent (smartgrids, transport…). « Quel que soit le continent, quelle que soit sa taille, le doublement de la taille d’une ville conduira à une augmentation organique de 15% de ses facteurs structurels (équipement, taux de criminalité…) et permettra un gain de 15% sur le coût d’exploitation des infrastructures : « L’interdépendance des phénomènes » ou le renouveau du « Big is beautiful. »
Les chiffres évoqués en conclusion donnent à réfléchir ; chaque individu consommerait 90 watts par personne pour vivre… sans compter son environnement d’équipements, qui fait pencher la balance vers 11000 Watts par personne (soit un facteur 12)… l’équivalent de la consommation énergétique d’un King Kong de 30 tonnes !
Assurément une autre manière de se regarder dans le miroir…

Le projet Vancouver V-Pole
(source : communiqué de presse de Vancouver)

Gregor Robertson, Maire de Vancouver, revenait sur un terrain plus habituel en évoquant la complexité des élus à gérer une ville, confrontée à un équilibre instable entre la nécessité de développer les infrastructures et les capacités financières.
La ville a également besoin d’une vision ; Vancouver s’est donnée pour objectif d’être d’ici 2020 la Ville la plus verte au Monde. La politique municipale a notamment mis en œuvre des solutions autour de la fabrication de compost, des liaisons rapides entre l’aéroport et la ville, et de l’auto-partage.
Le développement harmonieux de la ville passe par des challenges à relever, de la disparité de revenus entre quartiers, au développement économique, en passant par l’emploi et l’écologie.
Se positionnant comme entrepreneur pour la ville, Mr Robertson considère que la solution passe par des partenariats entre le public et le privé, citant différentes entreprises partenaires, dont Cisco.
Il annonçait également le projet « V-pole » de Vancouver, une démarche intégrée de plusieurs fonctions de la ville (Communiqué de presse V-Pole).

Ajit Gulabchand, Directeur Général du groupe de construction Hindustan en Inde, évoquait alors les différences de contraintes entre un monde occidental ou la Smart City consiste à améliorer l’expérience et les services dans la ville alors que la question des pays en développement est de faire face à une arrivée massive de population vers les centres urbains : « Toutes les semaines sur la planète, 1 million de personnes rejoignent les pôles urbains.» Dans ce contexte, le challenge est de créer la ville, et les modèles Public/Privé peuvent aider.

Facteurs de changement
(Source : Présentation de Wim Elfrink, Cisco)

Wim Elfrink, Vice-Président de Cisco en charge des solutions émergentes, rappelait qu’une centaine de villes de plus d’un million d’habitants étaient en cours de construction sur les prochaines décennies. Si au départ, le développement des regroupements urbains était une réponse à un besoin de sécurité, les critères de prospérité et de qualité de vie sont devenus à présent des critères essentiels. Il ne s’agit pas seulement de construire nos villes, il faut aussi les revitaliser.

Evoquant le mouvement vers les Smart Cities, Wim Elfrink exprimait une conviction selon laquelle «la ville connectée n’est pas la cible, c’est le minimum pour pouvoir produire les services efficacement. » La masse de données produite par la ville dépasse largement les données crées par les ordinateurs de ses habitants. Le M2M (Machine-to-machine) crée toujours plus de données, avec une vraie valeur que les villes pourraient monétiser. Une opportunité qui pourrait intéresser les villes dans le contexte actuel…et constituer un nouveau challenge pour l’opendata, à la recherche son modèle économique.

Les bénéfices d’une ville durable
(Source : Présentation de Wim Elfrink, Cisco)

Considérant le mouvement vers les Smart & Connected Cities, la question n’est plus de savoir si cela va devenir réalité mais bien d’engager dès à présent de vrais pilotes dans les villes, en bâtissant sur une plateforme technologique commune. La technologie n’est pas un objectif en soi, elle rend possible l’émergence des services territoriaux.  et favorise le développement des nouvelles manières de travailler à travers les clusters, les réseaux sociaux, la virtualisation…
Wim Elfrink concluait en rappelant que le véritable challenge pour la ville consiste à créer son écosystème de partenaires publics/privés et de mettre en œuvre de vraies « smart regulations ».

New Cities Summit Paris 2012 était lancé !

De nombreuses personnalités des collectivités et des entreprises allaient intervenir sur différentes facettes de la ville connectée.

Ainsi le second jour, lors du débat Hardware/Software, la Ville de Londres annonçait avoir comptabilisé plus de 250.000 téléchargements pour son application « London Cycle Ap » et présentait le tableau de pilotage du maire de Londres. Les paramétrages seront propres aux challenges de chaque ville.

Jonathan Woetzel, Co-Directeur de l’Initiative Urbaine Chinoise, comparait le Hardware aux infrastructures (routes, réseaux informatiques, smartgrids…) et le Software aux services aux citoyens. Son expérience des difficultés de circulation liées à une absence de ponts dans une métropole en pleine expansion semblait l’amener à considérer que les meilleures applications de déplacement urbain ne seraient qu’un « pâle-liatifs » à  la déficience d’infrastructures.

Anneaux de Buren – Promenade sur l’Ile-de-Nantes
(Source : journal Presse Océan)

La soirée de gala permettait aux acteurs de l’écosystème Smart Cities de réseauter et de découvrir une nouvelle oeuvre de Daniel Buren au Grand Palais… apparaissant comme un ultime clin d’œil à l’actualité de l’après-midi: comme si Jean-Marc Ayrault, nommé Premier Ministre, invitait à découvrir les anneaux de Buren qui jouxtent la Loire sur l’Île de Nantes.
Peut-être lors de votre prochain passage à l’occasion de Nantes, Capitale Verte de l’Europe en 2013 ?

Pour plus d’information :

New Cities Foundation
Patrick Devedjan accueil le New Cities Summit au CNIT
Présentation de Wim Elfrink
, Cisco Vice-President en charge des Emerging Solutions

IPv6 & Smart Cities

Suite à une intervention de Fayçal Hadj, membre de la task force Cisco sur Ipv6, je souhaitais partager ici quelques élèments sur l’impact d’IPv6 pour les collectivités, à fortiori dans le contexte des Smart Cities.

UN PEU DE TECHNO : EVOLUTION VERS IPv6

IPv4 et IPv6 : qu’est-ce-que c’est ?

Tous les composants du système d’information utilisent une adresse IP (Internet Protocol) qui est leur identifiant pour tout échange informatisé. C’est un peu comme un numéro téléphonique qui identifie chaque composant, sauf que la liste est très longue : elle concerne aussi bien votre smartphone, le système d’exploitation de votre PC, l’imprimante réseau de l’entreprise, les adresses de vos sites web habituels…

Cet identifiant était normalisé en IPv4, un système d’adressage suffisant jusqu’en 2011 pour couvrir les besoins de communication des différents systèmes.

GoGlobe - 1 minutes d'échanges IP

60 secondes de communications IP
(source : http://www.GoGlobe.com)

La codification en 32 bits d’IPv4 n’est plus suffisante aujourd’hui pour faire face à l’explosion des smartphones et de l’informatique en général. Encore moins pour absorber l’internet des objets, où le grand nombre de capteurs de température, de pollution, de présence… nécessitant d’être identifié chacun par une adresse. C’est pourquoi une nouvelle normalisation IPv6, basée sur un codage 128 bits, offre un nombre d’adresses exponentiel suffisant pour couvrir les besoins imaginés à ce jour, et même ceux a imaginer dans le futur.

Pénurie IPv4… et bascule IPv6 concluante

Dès février 2011, l’institution IANA, qui régule au niveau mondial l’affectation des adresses IP, a déclaré avoir atteint le seuil de pénurie, le réservoir central étant totalement épuisé. Cela était jugé comme préoccupant mais pas encore inquiétant par les non-initiés, puisque les homologues continentaux de cet organisme, chargés chacun de la diffusion d’adresses IP sur leurs géographies, bénéficiaient encore de stocks secondaires relativement conséquents.
Or la pandémie s’est accélérée plus rapidement que prévu : dés avril 2011, l’APNIC, le diffuseur  pour l’Asie, annonçait une pénurie quasi-totale.  L’Europe est le prochain container à manquer de ressources, le RIPE (Réseaux IP Européens) estimant ne pas pouvoir tenir plus longtemps que fin 2012.

En parallèle, le World IPv6 Day mené le 8 juin 2011 sous la gouverne de l’ISOC a permis de tester une migration réelle vers IPv6 pour l’ensemble des opérateurs, utilisateurs et services bénéficiant d’IPv6. Le test de 24 heures réussi, un second test a été mené au Brésil pendant toute une semaine, en février 2012, en rencontrant le même succès. En clair, le monde continue à bien tourner après qu’une partie des systèmes aient migré vers un IPv6 natif. La cohabitation IPv4/IPv6 ne pose pas de problèmes spécifiques et n’est pas ressentie par les utilisateurs. Les dispositifs prévus par les opérateurs d’Internet ont bien fonctionné, écartant la crainte de revivre une nouvelle opération couteuse de passage à l’an 2000 où tous les systèmes avaient dû migrer le même jour.

Apres le 6 juin 1944 qui marqua le débarquement des américains en Normandie, le 6 juin 2012 verra le débarquement massif d’IPv6 dans l’Internet mondial. Ce nouveau D-DAY est appelé “World IPv6 Launch”, et se fera toujours sous le patronage de l’ISOC. Cette fois ci, ce n’est plus un test mais un déploiement en production avec la ferme intention de ne plus revenir en arrière. Le 6th Juin a 0 heure 00 TU, les géants du WEB (Google, Facebook, Yahoo, Bing…) et des centaines d’entreprises vont rendre leur contenu et applications accessible en IPv6 en plus d’IPv4. Les opérateurs participants s’engagent eux, à connecter au moins 1% des leurs utilisateurs en IPv6 natif avant le 6 juin et a connecter tous les nouveaux Internautes en IPv6, et ceci par défaut. Ces utilisateurs lorsqu’ils accèderont les sites et applications mentionnés précédemment, le feront en IPV6 , sans s’en rendre compte et de façon totalement automatique.
La Normandie sera bien présente à ce nouveau D-DAY, le Conseil Régional de Basse Normandie faisant assurément partie des clients connectés nativement, avec un réseau entièrement IPv6 et une infrastructure de communication (téléphonie et vidéo) qui a fait de lui le premier utilisateur mondial de la solution Cisco Communication Manager sur IPv6 dès 2009.

IPv6 launch
Engagement à des échanges natifs IPv6

A partir du 6 juin 2012, http://www.cisco.com sera accessible en production en IPv6  et IPv4. Au même moment, entre 70% et 80% de l’internet sera accessible indifféremment en IPv4 ou IPv6.

Et la France fait partie de la première vague !
Ainsi les statistiques publiées par Google, montrent que 0,55% des interrogations sur son site dans le monde sont réalisées en IPv6. La France arrive en tête avec 4,72%, notamment grâce à Free, dont la Freebox Révolution est activée en IPv6 par défaut et attaque ainsi directement en IPv6 les sites de Google, de Facebook… et également parce que SFR a commencé a activer les services IPv6 dans la 9box. Les autres operateurs suivront très prochainement.

PAS DE SERVICES AUX NOUVEAUX UTILISATEURS MOBILES SANS IPv6

Incontournable pour des services territoriaux accessibles à tous

Si le calendrier Maya s’arrête en 2012, ce ne sera pas le cas pour IPv4 ; la co-existence  d’IPv4 avec IPv6 va durer le temps qu’il faudra. Probablement de 5 a dix ans, le temps pour tous les systèmes installés de migrer vers IPv6.  C’est au moment de la migration de parc que l’on peut préférer déployer un système d’exploitation nativement IPv6, plutôt que de devoir changer le paramétrage de Windows XP poste par poste. Plus globalement, l’ensemble des briques de l’intranet devra évoluer pour passer progressivement vers IPv6.

Le recours aux applications en mode Cloud et l’accès quotidien à des services externes exigent que les collectivités s’assurent que ces ressources sont accessibles à tous leurs utilisateurs, dans les deux modes IPv4 et IPv6. Les opérateurs ne seront en effet bientôt plus en mesure de vous proposer un nouveau smartphone avec une adresse IPv4, compte tenu de la croissance de ce segment de marché et de la pénurie d’IPv4.  D’ailleurs les réseaux 4G/LTE utilisent IPv6 nativement.

Préconisations de l’Etat : la circulaire du 8 décembre 2011

Il convient aussi de penser aux utilisateurs externes et c’est ce que vient rappeler la Circulaire du 8 décembre 2011, publiée par le Ministère des Finances, du Commerce et de l’Industrie. Cette circulaire « relative à la prise en compte du protocole IPv6 dans les spécificités techniques des cahiers des charges des marchés publics » demande de prendre en compte :
1°) l’accessibilité des services territoriaux en IPv6.
2°) l’évolution progressive des cahiers des charges pour favoriser une nativité IPv6.

Comme souligné dans la circulaire, les fournisseurs d’accès internet et vos hébergeurs ont le plus souvent mis en place des mécanismes de translation (proxy) permettant à vos applications de s’affranchir de cette complexité IPv4/IPv6. Il appartient à chaque collectivité de vérifier que ses services sont accessibles de manière transparente pour les utilisateurs IPv6 externes.

Le nouveau touriste Chinois ou japonais doté d’un smartphone 4G ne saura accéder aux services territoriaux et autres applications opendata qu’en IPv6, puisque les opérateurs asiatiques ne peuvent plus délivrer d’adresses IPv4.  De même, le déploiement des Espaces Numériques de Travail (E.N.T.) pourrait buter sur le non-support d’IPv6 alors que l’accès mobile se généralise, pour les parents d’élèves comme pour les élèves eux-mêmes.

Etude sur la Mobilité : les dispositifs IPv6 natifs en plein essor !

Prenons ici quelques chiffres issus des études Cisco sur les évolutions du marché de la mobilité et le trafic Internet: Le marché des tablettes et des smartphones va exploser d’ici 2016, en passant de 280 millions d’unités installées en 2011 à près de 1,6 Milliards en 2016. La part des dispositifs supportant IPv6 va suivre le mouvement en passant de 38 % des dispositifs en 2011 pour atteindre près de 71% des dispositifs installés en 2016.

D’ici fin 2012, il y aura plus de dispositifs mobiles connectés que d’habitants sur la planète.
En 2016, on atteindra 1,4 dispositifs mobiles par personne, soit plus de 10 milliards de dispositifs connectés, incluant le machine-to-machine (M2M), qui représente à lui seul près de 7,3 milliards d’objets connectés (plus que la population mondiale).
L’histoire s’écrit rapidement et le passage étalé vers IPv6 risque de durer moins longtemps que l’évolution de la pompe à essence « Super » vers la pompe « Sans Plomb »…

IPv6, le langage de la Smart City

A l’heure où les villes élaborent leurs projets de Smart Cities, elles doivent prendre en compte cette dimension IPv6, sans laquelle il pourrait s’avérer à terme fort couteux et peu judicieux de ne pas avoir intégré un questionnement IPv6 dans ses procédures d’appels d’offres. L’internet des objets ne saura se passer d’IPv6,

  • quel que soit le champ d’application, de SmartGrid, à la prévention des risques naturels et environnementaux, en passant par la gestion d’un bâtiment intelligent et l’amélioration de la fluidité urbaine
  • et quel que soit le mode d’accès, s’agissant d’une requête personnelle ou d’une transaction entre systèmes (M2M).

Cela dépasse très largement le cadre de l’informatique interne.
La DSI peut néanmoins aider à comprendre et à relever ces challenges.

La collectivité peut aussi tirer avantage des nouveaux services ’IPv6.

IPv6 n’est pas qu’une évolution de norme. Ce sont aussi de nouvelles fonctions pour améliorer les services à l’utilisateur. Ainsi en IPv4, et lorsque des mécanismes de partage d’adresses publiques sont mis en œuvre, une adresse IP publique flottante correspond à plusieurs utilisateurs. Chaque adresses IPv4 publique pouvant êtrepartagée entre des centaines voire des milliers d’utilisateurs, on peut comprendre que des politiques de sécurité, de protection ou de filtrage pur et simple, peuvent impacter des milliers d’utilisateurs, alors qu’un seul d’entre eux aurait un comportement litigieux ou frauduleux. Ceci entrainera des problèmes de satisfactions des clients ou usagers.

Avec IPv6, l’adresse est strictement personnelle. Elle offre de plus un caractère géolocalisé (on connait la provenance continentale de chaque adresse IPv6) qui permet de rajouter si nécessaire des contrôles de sécurité qui intéresseront les services financiers et bancaires comme les collectivités, au moment où le NFC (NFC pour Near-Field Communication), le paiement sans contact, se généralise. Une usurpation d’identité pourrait être décelée par le fait que la demande de remboursement d’un service de transports, de billeterie ou tout autre service local, provienne d’un ordinateur dont l’adresse IPv6 indique qu’il est situé sur un autre continent.

La migration vers IPv6 marque une nouvelle étape de la maturité des systèmes d’information. Elle démontre aussi que le système d’information dépasse le strict cadre des systèmes de gestion; il s’est imposé comme un élément clé dans la communication entre la Collectivité et le Citoyen.
Les collectivités doivent s’emparer de cette question IPv6 pour faire en sorte que les smart cities deviennent durablement des territoires permettant à toute sorte de nouveau service de se développer, au meilleur coût, en s’appuyant sur ce standard de la communication entre systèmes et/ou vers l’Internet. Alors, êtes-vous IPv6 ready ?

IPv6 ready ?

Pour plus d’info :

Blog Cisco IPv6: http://ipv6blog.cisco.fr/
Acteurs Publics : Tribune IPv6 et les services innovants par Robert Vassoyan, Directeur Général de Cisco France
Prévisions Cisco sur le trafic mondial en mobilité : Cisco VNI
Cisco Mag : IPv6, l’affaire de tous
Légifrance : Circulaire du 8 décembre 2011