Syntec présente le ‘Baromètre des Villes Numériques’ lors de ‘5 Plus City’

SyntecNumerique logoLe Syntec Numérique publie prochainement son premier baromètre des villes numériques avec pour ambition de donner une vision globale de l’avancement de cette thématique en France et de permettre à chacune des villes qui a participé de pouvoir s’évaluer par rapport à ses consœurs.

Outils de restituton du baromètre Syntec Numérique(source : Syntec Numérique)

Outils de restituton du baromètre Syntec Numérique
(source : Syntec Numérique)

Cet outil d’évaluation vise à devenir un rendez-vous régulier pour prendre en compte la dynamique des territoires.
Il s’appuie sur des entretiens réalisés avec des élus et des cadres administratifs des villes qui bénéficieront ensuite d’un retour personnalisé pour leur ville.
les différentes fonctions de la ville numérique sont abordées, comme le smartgrid, les transports, la e-administration, les services aux citoyens…

Les premiers résultats du baromètre seront dévoilés la semaine prochaine lors de 5 Plus City à Issy-les-Moulineaux le 21 mars à 10:30.

Rejoignez-nous sur 5 Plus City pour découvrir ce baromètre des villes numériques !

Pour vous inscrire :  http://www.5plusforum.com

Marseille, Capitale Européenne de la Culture et Ville Numérique sur la Place de la Toile

Place de la Toile, la rencontre hebdomadaire du numérique sur France Culture

Place de la Toile, la rencontre hebdomadaire du numérique sur France Culture

A l’occasion du lancement de Marseille Capitale Européenne de la Culture, l’émission de France Culture Place de la Toile s’intéressait le 12 janvier 2013 à « Marseille Ville Numérique ».

3 personnalités locales nous faisaient découvrir leur territoire sous l’angle du numérique :

Jean-Marie Angi, DSI de la Ville de Marseille
Martine Sousse, Directrice de la Boate, un lieu de co-working intégré au réseau des Cantines
Jean Cristofol, Philosophe-Enseignant à l’Ecole des Beaux-Arts de Marseille.

Le débat abordait les questions des infrastructures numériques, de l’impulsion des acteurs publics et de la co-création par les citoyens…
Vous pouvez rejouer cette émission en podcast ou en découvrir ici ma propre synthèse.

Les infrastructures d’une ville-port numérique

La question de « Marseille Port Numérique » permet à Jean-Marie Angi de rappeler que le vieux port qui a vu tant d’échanges méditerranéens depuis 2600 ans est devenu également un port de télécommunications : « C’est à Marseille qu’arrivent la plupart des grands câbles opérateurs qui traversent les océans et qui font de Marseille la porte de l’Europe. Nous sommes un hub de télécommunications pour relayer l’information à travers toute l’Europe .»

Jean Cristofol, interpellé sur les notions d’imaginaire et d’aventures rattachées traditionnellement aux ports maritimes, fait immédiatement le lien entre les services et  les infrastructures : «  Un port numérique, ça crée de l’avenir. »

Soiée de lancement Marseille Capitale Européenne de la Culture (source : LeNouvelEconomiste.fr)

Soirée de lancement Marseille Capitale Européenne de la Culture (source : LeNouvelEconomiste.fr)

La couverture du territoire marseillais en technologies est abordée, Jean-Marie Angi rappelant que « ce qui intéresse les Marseillais, c’est d’avoir des communications performantes, mobiles et d’être bien couverts. »  Malgré la rocaille et l’étalement urbain, 98% de Marseille serait couverts en 2 Mb/s, dont 44% en FTTH (progression de +30% en deux ans).

« Il y a une collaboration très proactive entre les opérateurs et la Ville de Marseille, pour utiliser au mieux l’espace public, une fois pour tout le monde. Il n’est pas question de re-trouer sans cesse les rues et lorsqu’un opérateur passe, les autres passent aussi et nous avec. ».
Un couplet qui rappelle avec une pointe d’accent méridional le refrain classique cher à la Manche : « Travaux égale fourreaux ».

La ville par les acteurs publics et les citoyens

« Le mieux vivre ensemble et le numérique  sont représentés  par un élu commun qui veut couvrir l’ensemble des quartiers de Marseille, Monsieur Daniel Sperling.  La vision est à la fois politique et numérique », évoque Jean-Marie Angi.

« Oui mais », semblent répondre les deux autres intervenants qui insistent sur le fait que les habitants sont devenus des acteurs de leurs besoins et que les quartiers de Marseille ne pourront se satisfaire d’une solution pensée pour eux et proposée uniformément à l’ensemble des quartiers et de leurs habitants.

Les formes d’appropriation par les jeunes et les communautés d’usages se développent tellement qu’elles sont à présent centrales dans la culture des jeunes générations. En conséquence, Martine Sousse assure qu’en matière d’opendata, « l’appétit des créateurs d’application est immense. Ils ne se posent plus la question de la mobilité. ». Le franchissement des limites territoriales et la forme et la continuité des données libérées restent un sujet, pour l’ensemble des acteurs du territoire. De même, « La ville se développe autour de pôles d’innovations, comme Marseille Innovation ou le pôle Euromed,  qui changent les modes de développement économique et la gouvernance.»

Si la ville peut se concevoir comme une superposition de couches (des câbles, de la mobilité, des données numériques…), la ville numérique n’efface pas les autres formes de la ville ; c’est une dimension augmentée qui offre de nouveaux potentiels et permet de nouvelles pratiques.

Penser différemment les rouages de la ville

La manière d’appréhender la ville est à repenser, selon Jean Cristofol :  « On est face à une rupture profonde (…), une évolution culturelle relative à la manière de percevoir le rapport à l’espace et au temps. Nous avons construit une représentation d’un espace  unifié, continu et relativement homogène et nous sommes en train de sortir de cet espace-là ; nous rentrons à présent dans un espace feuilleté, qui comporte des spatio-temporalités différentes. Ce qui devient de plus en plus important, ce n’est pas tant les points à l’intérieur de cet espace que les zones d’articulation des différentes couches à l’intérieur de l’espace. Ce qui devient sensible, ce sont les lieux de pouvoir et de création, les lieux qui articulent ces espace-temps, et qui ont des durées et des vitesses différentes. »

En conclusion, Jean-Marie Angi affirme que le numérique réduit les déplacements contraints et facilite ainsi la vie du citoyen : « Il y a un mariage entre le mieux vivre et le numérique. Et le numérique doit apporter un mieux vivre à Marseille. »

Vous pouvez podcaster cette émission de 35 minutes sur le site de France Culture.

Smart Verbatim estival

« Le Grand Paris ne sera ni Silicon-Paris, ni Dubai-sur-Seine. »
« 
Métropole attractive innovante et solidaire »
propos de Fleur Pellerin, Ministre Déléguée en charge du Numérique, rapportés par Patrick François, Directeur Régional Ile-de-France à la Caisse des Dépôts à l’occasion de la réunion Mission Grand Paris du 28 juin 2012.
Le grand projet ne doit pas se limiter au transport, il doit comporter d’autres dimensions, sociales et économiques, et s’inspirer de la logique ou de la culture du territoire.  En Europe, la feuille de route sera nécessairement déclinée en « Smart & Solidaires Cities »… bien sûr connectées !

Christian ESTROSI et Robert Vassoyan
(Source : http://www.nice.fr)

« Ce matin, j’ai eu l’honneur de signer avec M. Robert Vassoyan, le directeur général de la compagnie Cisco (le leader mondial des solutions sur Internet), une convention de coopération qui consacre la visibilité internationale de notre ville et de toute la métropole.(…). De quoi s’agit-il ? De vous ! De la qualité de notre vie quotidienne. De la productivité de nos entreprises. De l’attractivité de notre territoire. De notre positionnement international, de notre rayonnement. »
par Christian Estrosi, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur et Maire de Nice évoquant sur son blog la convention de partenariat signée le 7 juin avec Robert Vassoyan, Directeur Général de Cisco, pour d’une ville numérique et durable.

« L’innovation ne se décrète pas  (…) L’innovation se fait dans les territoires, tandis que la croissance se fait à l’international. Les régions vont continuer à renforcer leur rôle dans la structuration de filières.(…) En parallèle, nous sommes dans des démarches de plus en plus ouvertes et internationales. Cela consiste à travailler en réseau, à aller chercher des hyperspécialisations, à trouver des gens capables d’imaginer des développements. »
par Philippe Berna, Entrepreneur, Fondateur et Président de KAYENTIS et Président du Comité Richelieu, dans Les Echos du 6 juin.
Les télécentres et la TelePresence devraient pouvoir contribuer au rayonnement des pôles de compétitivité (cf la salle publique d’Euratechnologies à Lille).

Lancement mondial du film « Home » en TelePresence

« Comme environnementaliste, je trouve stupide l’idée même que des dizaines de milliers de personnes sautent dans un avion pour rejoindre la capitale brésilienne, histoire de discuter de soutenabilité. »
par le chercheur américain Dennis Meadows lors d’une interview par Laure Noualhat du journal Libération, le 15 juin 2012 (cité par http://www.ddline.fr)
Lui aussi, comme Yann-Arthus Bertrand pour le film Home, aurait peut-être souhaité se rendre disponible en TelePresence.

« Never waste a crisis » (ne gaspillez pas les crises), de Winston Churchill cité par Robert Vassoyan, Directeur Général de Cisco France.
La crise comme incitation à la transformation et comme une opportunité (même contrainte) à repenser certains processus.

 « La priorité est de préparer le citoyen de demain avec le numérique. Il faut mettre en place des structures de gouvernance pluridisciplinaires et multi-acteurs. »
par Pascale Luciani-Boyer, représentant l’Association des Maires d’Ile-de-France lors du séminaire Mission Ecoter sur la vision des politiques numériques et du pilotage,  à la Caisse des Dépôts et Consignation le 21 juin 2012.

« Ce qui compte, ce sont les infrastructures très haut débit. Nos établissements ne sont globalement pas connectés au très haut débit, à part peut-être dans une moindre mesure les collèges et lycées. En tout cas pas le primaire. »
par Joël Boissière, Responsable du pôle e-Education à la Caisse des Dépôts et Consignations, lors du même séminaire Mission Ecoter.

Pour rappel : Retrouvez notre Smart Verbatim de Printemps

e-education : compte-rendu séminaire Mission Ecoter « Vision des politiques et pilotage », 21 juin 2012

Le 21 juin se tenait à la Caisse des Dépôts et Consignation un séminaire sur la vision des politiques numériques et du pilotage du changement. L’e-education est une composante importante du territoire numérique, de par son lien nécessaire avec le très haut débit, la participation à la formation du citoyen de demain et le rapport essentiel entre l’éducation et le développement économique et social de nos territoires.

De nombreux experts de l’éducation et de la contribution possible du numérique à ce secteur, se retrouvaient autour de Pascale Luciani-Boyer, représentant l’Association des Maires d’Ile-de-France, Jean-Michel Fourgous, Maire d’Elancourt et auteur de deux rapports récentes sur l’éducation numérique ou de Joël Boissière, en charge de l’éducation à la Caisse des dépôts et Consignations, et aussi l’Assemblée des départements de France et l’Association des Régions de France, ainsi que l’Association nationale des directeurs de l’éducation des collectivités – ANDEV.

Pascale Luciani-Boyer rappelait que « la priorité est de préparer le citoyen de demain avec le numérique. Il faut mettre en place des structures de gouvernance pluridisciplinaires et multi-acteurs ». D’emblée, l’accent était mis sur les notions de modèles économiques nécessaires pour assurer dans le temps la réussite des nouvelles manières de former et d’apprendre.

Evoquant la  notion de gouvernance, une synthèse générale conduisait à privilégier une gouvernance de type régionale, où un partenariat de type public/public permettrait de :

  • Atteindre une vue cohérente  du territoire, considérant les différentes étapes de la formation, du premier cycle au lycée, en passant par le collège et le CFA.
  • Diffuser les moyens et les pratiques en évitant les creux d’équipement sur certains sites ou de défaut d’appropriation sur d’autres
  • Mutualiser les efforts et les moyens (gestion du changement, supports aux utilisateurs, maintenance…)
  • Evaluer les dispositifs et leur taux d’utilisation.

Le contexte actuel et le rôle attendu des régions pourraient-ils favoriser une réelle opportunité de structurer cette gouvernance et de la doter des mécanismes de pilotages nécessaires ?

La Classe du Futur testée par European Schoolnet
(source : Patricia Wastiau, European Schoolnet)

Sera-t-on en mesure d’engager une vraie action concertée avec le ministère et les acteurs locaux où ceux-ci organiseront une gouvernance régionale qui démontre son succès dans différents pays européens ?

Parmi les autres questions soulevées, la question de la confidentialité et des traces numériques, en regard du développement des pratiques en nuage (cloud computing)..
Joël Boissière, représentant La Caisse des Dépôts et Consignations, rappelait que l’e-education était indissociable de l’aménagement très haut débit du territoire. Le développement du e-learning peut constituer pour d’autres une véritable opportunité pour reconsidérer les pratiques d’enseignement dans la classe comme en dehors.

Jacques Perriault, professeur émérite et chercheur CNRS rappelait le besoin de faire naître l’esprit critique, principale tâche de l’Education. Les procédés – l’équipement – sont toujours ou encore préférés à la connaissance et au savoir en France. Le numérique doit servir à créer des citoyens responsables.

Etude Gouvernance et PPP en Europe : la France isolée
(Source : présentation de Patricia Wastiau, European Schoolnet)

L’intervention de Patricia Wastiau, représentant l’EuropeanSchoolnet à Bruxelles, élargissait les repères, évoquant une propension plus forte dans d’autres pays à développer des partenariats publics/privés : la France apparait comme très isolée sur cette question. Elle évoque aussi l’effort plus soutenu dans les autres pays européens pour engager des démarches de gestion du changement dans les établissements.

Elle soulignait également que les pays dont les systèmes éducatifs reposent sur l’autonomie des établissements (décentralisation des établissements vs centralisation) parvenaient à de meilleurs résultats. La décentralisation créant dans ce sens un besoin d’adaptation des acteurs, encourageant de fait l’innovation et la créativité chez les élèves et les enseignants. Une belle matière à réflexion en regard de l’appel à une réorganisation régionale évoquée lors du premier débat.

Les retours d’expérience sur le pilotage, notamment la mesure d’audience menée par la Caisse des Dépots en matière d’ENT, complétaient ce panorama.

La table ronde des entreprises permettait de faire le point sur l’évolution des dispositifs et de rappeler que les usages ne seront possibles que si les infrastructures sont prévues ou suffisamment agiles pour supporter la diffusion des ENT, le déploiement du cloud, la virtualisation, l’utilisation pédagogique etendue de tablettes et de TNI… Le défaut de piles électriques sur un micro était là comme un clin d’œil, pour rappeler que l’usage est fortement dépendant de l’infrastructure.

Pour plus d’information :

Consulter ici notre Mission Ecoter e-education – compte-rendu 21 juin 2012
Toutes les présentations seront diffusées prochainement sur le site de la Mission Ecoter, à la rubrique agenda.
Mission Fourgous et rapports sur les outils numériques et les apports des outils numériques dans la pédagogie
Découvrez le programme Cisco Networking Academy contribuant à la formation initiale, à la formation continue ou à la reconversion.

Précédent atelier Mission Ecoter « Numérique et Education : ENT, comment passer à la vitesse supérieure » du 9 juin 2011 à Strasbourg
Ces deux présentations sont citées dans l’article :